Echos du temps - Danakil
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Présentation de la famille Moine, Une Autre Vie...

 

Qu’est-ce qui nous, Estelle & Sébastien, a mené à ce choix de vie en roulotte hippomobile ?

Nos enfants ? Un ras le bol de ce système mis en place ? Où bien même une envie de liberté absolu ?

Un peu toutes ces raisons et pour comprendre il faut remonter quelques années en arrière.

 

Nous nous sommes rencontré il y a un peu plus d’une dizaine d’années, étions jeunes et insouciant de la vie vers laquelle nous allions nous diriger.

Estelle étant atteinte d’une maladie depuis sa naissance, une pathologie qui touche ses reins et son foie, irréversible d’après les médecins, qui à l’époque, prévoyait déjà une greffe de reins avant ses 25 ans, nous commencions à avoir conscience que nous étions très éphémère.

 

Après quelques années de vie commune, nous avons fini par nous marier, et durant ces années, nous travaillions tout les deux. Parfois nous ne faisions que nous croiser, et même avec deux salaires nous avions du mal à finir les mois. De toute façon dans une société qui prône le consumérisme, comment pouvions-nous nous en sortir ?

 

Nous avions compris que quelque chose ne tournait pas rond, alors nous finîmes par décider qu’Estelle devait arrêter de travailler, en premier lieu pour sa santé, mais surtout car nous vouions un enfant ensemble. En parallèle Sébastien changea de corps de métier afin d’être au plus près de la nature.

 

Nous avons donc vu plusieurs spécialiste de santé qui nous ont tous fortement déconseillé de concevoir un enfant pour la santé d’Estelle, nous indiquant qu’il y avait très peu de chance d’y parvenir et qu’Estelle risquait d’y laisser sa propre vie en voulant la donner.

 

Malgré les risques annoncé, nous décidions de tenter le tout pour le tout et de concevoir Kalyan.

Nous avons appris le détachement de soi, de l’autre et l’acceptation que la mort est partie intégrante de la vie.

Contre toute attente des médecins et malgré le refus d’Estelle de se médicamenter, la grossesse c’est très bien passé et Kalyan a fini par rejoindre notre petite famille.

 

Nous avons fini par quitté la région dans laquelle Estelle a grandi et nous sommes installé dans une belle maison que nous étions prêt à acheter afin de se lancer professionnellement.

 

Cela a t-il suffi pour nous combler ? Évidemment non !

 

Quand nous nous sommes rendu compte que la vie que nous vivions au quotidien était horrible, enfermé la plupart du temps, conditionné dans la peur de l’autre, la peur de l’inconnu. Nous ne devrions pas avoir peur de vivre !

 

Au début nous voulions changer le monde, mais pour changer le monde, ne faut-il pas commencer par soi-même ?

 

Au final, pour nous, la base de la vie réside dans l’Amour ! Ne pas porter la haine en nous, ni de jalousie envers l’autre, aucun remord car la vie n’est qu’expériences. Ne pas vivre dans la peur non plus, mais dans la confiance en la vie.

 

Tout les sentiments néfastes, ne surtout pas les cultiver en nous car cela ne faisait que nous ronger de l’intérieur.

Alors nous préférons plutôt apporter l’amour, vivre dans la compassion, la confiance, l’altruisme, la fraternité et c’est cela qui nous fait vibrer.

 

Nous ne voulions pas que Kalyan grandisse dans un monde ou ne nous sommes plus maître de nos vies, ne connaissant plus rien à la valeur de sa propre vie, de toute vie.

 

Nous avons donc décidé de partir, tout quitter et prendre la route, d’instinct nous avons choisis la roulotte hippomobile afin d’être en harmonie avec nous-même, et ce sans nous rendre compte sur le moment de ce qui allait en suivre. Nous voulions nous séparer de tout ce qui est matériel, faire de notre vie un voyage au pas des chevaux, de l’homme, autour du monde. De renouer avec la nature, faire des rencontres extraordinaire, apprendre des autres, voir des paysages indescriptible. Vivre notre rêve tout simplement plutôt que de rêver notre vie.

 

En avions nous les moyens financier ? Bien sur que non.

 

Même en vendant tout ce que nous possédions nous n’avions pas les moyens d’y parvenir.

Toutefois notre détermination n’a fait que s’amplifier après la naissance de Kaès, notre deuxième enfant, toujours sous la stupéfaction des médecins.

Nous avons compris que nous ne pensions pas correctement pour réussir ce projet. Nous nous sommes donc détacher de l’argent, puisque de toute façon nous n’en avions pas. C’est à partir de ce moment que tout c’est débloqué.

 

Nous avons fait les bonnes rencontres qui nous a permis de mettre en place notre autre vie. Nous avons cru en la Vie, et grâce à cela nous sommes maintenant sur les routes, et la vie nous enseigne tout ce dont nous avions besoin d’apprendre.

 

Et avons nous un but ?

 

Le but, si on peut appeler cela comme ça, c’est de voir nos enfants grandir, de les éduquer en dehors d’un monde que nous rejetons, qui prône la compétition, l’individualisme, le consumérisme et de leurs proposer une autre alternative de vie.

Nous avons quitter l’espace-temps commun avec ce choix de vie et ne pourrions pas revenir en arrière. Nous voyons maintenant les choses bien différemment qu’auparavant et aimons ce décalage.

La vie nous a appris que nous ne possédons rien, et que rien ne nous possède. Nous acceptons chaque instant et n’y voyons que du positif ou de l’enseignement.

 

De toute façon c’est nous qui créons la vie que nous vivons, il suffi simplement d’y croire, et de choisir si nous préférons vivre nos peurs, ou nos rêves. L’impossible n’existant pas.

 

Aujourd’hui après plusieurs mois sur les routes, nous nous laissons guider par notre instinct et vivons des expériences extraordinaire à chaque instant.

Nous apprenons à nous connaître et parfois une impression que nous ne sommes que spectateur de nos vies.

 

Nous ne pouvons que remercier la Vie pour tout cela.